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Valentin Ursache : "Ne pas baisser les bras"

Valentin Ursache : « Ne pas baisser les bras »

Le capitaine Valentin Ursache livre un constat sans langue de bois du début de saison des Oyomen. S’il est conscient des progrès à réaliser par son équipe, il sait qu’il pourra compter samedi soir sur le soutien des supporters à Mathon. 

Comment est-ce que vous vous sentez en ce moment ? 

C’est sur que c’est difficile quand tu joues des matchs et que chaque week-end tu prends 30 ou 40 points. On s’accroche parce que la saison est longue, il n’y a que huit journées qui sont passées et rien n’est perdu. Quand on garde le ballon on voit que l’on est bien en place, que l’on met en difficulté les équipes. Il faut que l’on gagne de la confiance et que l’on gagne des matchs.

En tant qu’ancien tu as connu des situations identiques, est-ce que tu essayes de te servir de cette expérience ? 

J’ai connu des hauts et des bas ici, chaque année c’est différent parce qu’on a changé de staff. Mais chaque année je dis aux joueurs qu’il faut garder la tête haute, ne pas baisser les bras, s’accrocher et un jour ça va payer c’est sur.

Qu’est-ce qui fait que vous manquez de constance sur 80 minutes ? 

On a gardé le ballon cinquante minutes contre Lyon. On se fait arracher un ballon c’est un essai, on perd un autre ballon c’est un essai aussi. Pendant cinquante minutes on est dedans mais quand tu prends des essais à la con c’est dur dans la tête. Les joueurs se sont dit qu’ils n’avaient pas la chance avec eux et ont baissé les bras. Il ne faut pas s’affoler, il faut garder le ballon, il faut être plus précis en touche et en mêlée.

Est-ce qu’il n’y a pas aussi un manque de patience quand vous arrivez dans le camp adverse ?

On a besoin de points, de gagner, quand on arrive dans les 22m adverses tout le monde veut tout donner mais on se précipite. En face il y a de bonnes équipes alors dès que tu perds un ballon tu le payes tout de suite. Ce n’est pas le même Top 14 que j’ai connu il y a trois ans.

Vous allez retrouver Mathon après un mois, comment faire pour que Mathon redevienne quelque chose de fort 

On sait que les supporters sont à nos côtés et qu’ils seront avec nous jusqu’au bout. J’aimerais avoir la même ambiance qu’il y a quatre ans. Samedi même s’il n’y a pas 11 000 personnes j’aimerais qu’ils fassent du bruit, qu’ils crient parce que ça nous aide beaucoup.

Je comprends les gens aussi quand on perd on n’a pas envie de crier. Avec une grosse ambiance dès le coup d’envoi tu fais peur. On sait que si on veut réveiller le public c’est à nous de le faire dès l’entame et jusqu’à la 80ème minute, on a besoin d’eux.